Publié le 8 mars 2012 par le Blog documentaire.

 

4 mars 2012

Il y a un peu moins d’un mois, le 12 février, notre avion se posait sur le tarmac de l’aéroport de Mumbai, Maharashtra, Inde. Mumbai est le nouveau nom de Bombay. Changement radical de température : Paris grelottait sous la barre du zéro quand nous sommes partis, il fait 35 degrés a Bombay. Nous sommes partis soulagés : la collecte lancée sur Kisskissbankbank a réussi.

Et aujourd’hui, nous en sommes a déjà 4.250 kilomètres parcourus en Inde ! Les interviews avancent, et nous nous déplaçons beaucoup… Encore 4.000 kilomètres a parcourir !

Nous avons passé la première semaine dans l’État de Goa. De là-bas, nous avions un meilleur accès à Internet, et nous étions plus tranquilles pour retravailler sur notre synopsis, et les formes possibles du webdocumentaire. Les contacts ont été assez longs a mettre en place, les gens répondaient lentement à nos mails. Certains, plus proches de Jaitapur, sont difficiles à joindre par téléphone, car sur écoute. Nous devons donc être prudents.

Puis, les contacts se sont débloqués peu a peu. Nous sommes rentrés a Mumbai. Là, énorme chance : on nous informe d’une conférence sur les énergies renouvelables qui se déroulera a New Delhi. L’occasion rêvée pour rencontrer des tas de gens spécialisés sur le nucléaire, et sur le cas Jaitapur.

Are Vah ! — Micha Patault (2012)

Bombay-New Delhi : 24 heures de train. On traverse le désert du Rajasthan, qu’on admire penchés à la porte du train. Les trajets sont a prendre en compte dans notre planning : les distances sont longues, et les voyages aussi… De plus, il n’y a pas toujours de places, et nous avons du mal à prévoir un calendrier au long terme.

Nous restons trois jours a Delhi, puis filons a Bhopal, capitale du Madhya Pradesh. Ville tristement célèbre depuis 1984, lorsque l’usine de pesticides Union Carbide a explosé, libérant 40 tonnes d’un gaz mortel. Nous allons retrouver le protagoniste du documentaire. Mais le lendemain de notre discussion avec lui, 6 heures du matin, texto : il renonce, trouvant le fait de nous accompagner trop risqué.

Déception… Cependant, il ne faut pas se laisser abattre, nous reprenons aussi nos schémas, afin de raconter l’histoire autrement. Une autre difficulté, dont nous savons l’existence depuis longtemps, nous accompagne : comment photographier un site où il n’y a rien de construit pour le moment ? C’est un défi a relever.

Are Vah – © Micha Patault (2012)

Cependant, le fait d’être deux, et le nombre de kissbankers qui soutiennent Are Vah ! nous aident a garder le moral. Le titre du documentaire est très apprecié par les Indiens, ça les fait beaucoup rire.

Nous revoici à Bombay, pour trois jours. Il nous reste environ 4.000 kilomètres a parcourir, en direction de Hyderabad (Andhra Pradesh), Visakhapatnam, Surat (Gujarat), et Jaitapur. Nous préférons y aller la dernière semaine, car c’est le terrain le plus risqué. Nous envisageons aussi de rester une semaine de plus en Inde, car nous ne pensions pas autant bouger dans le pays.

Aussi, si le « journal de bord » ne rentre pas vraiment dans tous les détails, c’est pour préserver des informations confidentielles pour le moment. Vous en saurez plus a notre retour !

Sarah Irion