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« Koodankulam : les manifestations contre la centrale nucléaire s’intensifient, un mort à Tuticorin », NDTV.com

A regarder sur le site ndtv.com, publié le 10 septembre 2012 : Kudankulam: Protests against N-plant intensify, 1 reported killed in Tuticorin Video: NDTV.com.

Des manifestant, près de la centrale nucléaire de Koodankulam dans le Tamil Nadu se sont jetés dans la mer pour échapper à la répression policière et aux gaz lacrymogènes, en marge d’une grande manifestation.

Un ex-chef de l’armée devient activiste antinucléaire, et s’interroge sur la « myopie grandissante » du gouvernement », Indian Express

A lire sur le site Indianexpress.com, publié le 2 août 2012 : Ex-Army chief turns anti-nuke activist, questions govt ‘growth myopia’ – Indian Express.

Deux mois après être parti à la retraite pour commencer une nouvelle étape, selon lui, l’ancien Général V.K Singh prend position contre une centrale nucléaire prévue dans l’Etat où il vit : Haryana. Les préoccupations des agriculteurs ne doivent pas être négligées au dépend de « cette course aveugle vers le taux de croissance », dit-il.

« Les infrastructures défaillantes de l’Inde à l’origine de la panne d’électricité géante », Le Monde

A lire sur le site du Monde.fr, publié le 1er août 2012 : Les infrastructures défaillantes de l’Inde à l’origine de la panne d’électricité géante.

Une panne géante a privé d’électricité plus de 600 millions d’habitants dans le nord et l’est de l’Inde, au lendemain d’un premier black-out qui avait déjà affecté, lundi 30 juillet, près de 300 millions d’usagers. la coupure est intervenue à 13 heures (heure locale), et le courant a été progressivement rétabli dans la nuit de mardi à mercredi.

« Le nouveau président de l’Inde, un « éléphant » en politique », Le Monde

A lire sur le site du Monde.fr, publié le 23 juillet 2012 : Le nouveau président de l’Inde, un « éléphant » en politique.

Pranab Mukherjee a aujourd’hui pris la tête de la plus grande démocratie du monde, forte de 1,2 milliards d’habitants, s’assurant plus de la moitié des votes du collège électoral, selon l’agence Press Trust of India (PTI). Ce ténor du Parti du Congrès (Indian national congress, centre-gauche) devient ainsi le 13e président de l’Inde. Un chiffre qui lui « portera bonheur », confie-t-il à l’Indian Express.

« Jaitapur : la tentative d’agriculteurs pour reprendre leurs terres a échoué », Zeenews India

A lire sur le site de Zeenews.india.com, publié le 13 juin 2012 : Farmers’ bid to `re-capture` Jaitapur lands foiled.

Environ 3000 agriculteurs et pêcheurs de la région de Jaitapur ont essayé de récupérer leurs terres, acquises par NPCIL pour implanter une centrale nucléaire de 9900 mégawatts. Une tentative qui a échoué… Les forces de sécurité, déployées en grand nombre autour du site de la centrale, ont arrêté les manifestants à une certaine distance. 22 activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Rajan Salvi, membre de l’Assemblée législative.

« NON à Koodankulam : manifestation à Londres devant le Haut Commissariat », DiaNuke.org

A lire sur le site de DiaNuke.org, publié le 14 mai 2012 : NO to Kodankulam: Protest in LONDON in front of the High Commission — DiaNuke.org.

Malgré les protestations des populations locales, le gouvernement indien, en collaboration avec la compagnie russe Atoms Roy Export, a construit une centrale nucléaire à Koodankulam, au sud de l’Inde. Plus de 300 personnes font une grève de la faim contre la construction de cette centrale. Le gouvernement a réagi par la répression policière et paramilitaire.

« Comment allez-vous gérer les déchets nucléaires de Koodankulam : la Cour suprême interroge le gouvernement », India News – IBNLive

A lire sur le site ibnlive.com, publié le 17 octobre 2012: How will you manage nuclear waste at Kundakulam power plant, Supreme Court asks government – India News – IBNLive.

New Delhi : La Cour Suprême a souligné mercredi que les questions d’environnement et de santé sont tout aussi importantes que la sûreté de la centrale nucléaire de Koodankulam, et a demandé au gouvernement de quelle manière seront gérés les déchets une fois la centrale mise en route.

Journal de bord #3

Publié le 20 avril 2012 par le Blog documentaire.

10 avril 2012 : ça y est ! 10 350 : c’est le nombre de kilomètres que nous avons parcouru pendant nos deux mois en Inde. L’avion s’est posé à Roissy, et nous sommes rentrés sans encombre, simplement fatigués, le goût de la coriandre en bouche, des images de train défilant dans la tête, et nos disques durs précieusement rangés dans nos sacs. Revenons sur ce dernier mois…

8 mars 2012 : Après une interview à Bombay d’un spécialiste de la stratégie d’Areva à l’étranger, nous sautons dans le train en direction de Visakhapatnam, ville située dans l’Andhra Pradesh, bordée par le Golfe du Bengale. Après deux jours, une interview et des photos, nous faisons le voyage en sens inverse, pour rencontrer un autre personnage à Hyderabad.

11 mars 2012 : Nous espérons voir les photos de Fukushima en Une des journaux indiens, mais rien. Aucune manifestation n’a lieu dans les rues des grandes villes, en ce jour anniversaire ! Mais on nous informe qu’un rassemblement aura lieu à Chennai, plus au sud, le 15 mars. Ce sera donc notre prochaine destination sur la carte.

14 mars 2012 : Arrivée à Chennai. Nous contactons un ami, celui qui nous a tenu au courant de la manifestation. Ce sera encore une déception : finalement, les organisateurs ont décidé de rester à Kudankoolam, d’où ils devaient partir. Kudankoolam est le site de la centrale nucléaire russe, vers lequel convergent tous les regards, en raison de contestations violentes de la part des habitants locaux. Nous décidons de ne pas nous rendre sur place, car ce serait prendre le risque inutile de nous faire repérer avant d’aller à Jaitapur.

15 mars 2012 : Nous avons décidé  de nous rendre à Mahabalipuram, un lieu touristique à 60 kilomètres au sud de Chennai, en attendant la réponse d’un géologue basé à Bangalore. Nous devons finir d’écrire des dossiers de subvention, activité qui nous prend pas mal d’heures pendant les nuits. Finalement, nous restons une semaine là-bas. Semaine qui sera productive : nous rencontrons, par hasard, deux amis en train de fabriquer une éolienne. Ils en ont marre des coupures de courant, et ont décidé de prendre les choses en main. Vous pourrez les entendre et les voir dans le documentaire.

21 mars 2012 : Nous prenons un train pour Bangalore, pour rencontrer le géologue qui habite là bas. Bangalore, « Silicon Valley » de l’Inde ! Beaucoup de jeunes partent faire leurs études là-bas. Finalement, le géologue n’est pas disponible, donc nous rentrons à Bombay, le 25. Nous réussissons à contacter un autre géologue qui a fait une étude sur le site de Jaitapur, nous l’interviewerons plus tard.

30 mars 2012 : Après un aller-retour au fin fond de la campagne du Gujarat où habite un spécialiste indépendant du nucléaire, au nord du Maharashtra, nous descendons vers Goa, dans l’espoir de louer une moto là-bas, et de se rendre en tant que touristes à Jaitapur. Nous n’avons jamais réussi à obtenir une moto, les véhicules devant avoir une autorisation pour passer d’un Etat à un autre. Heureusement, les bus peuvent traverser sans encombre les frontières !

1er avril 2012 : Nous ne le savons pas encore, mais cette semaine sera riche en rencontres, mais aussi en matériel vidéo et sonore à enregistrer.

Nous partons à Oros, dans le Maharashtra, interviewer l’autre géologue. Là-bas, nous rencontrons un jeune homme de 22 ans, engagé dans la lutte contre la future centrale nucléaire de Jaitapur. Jusqu’à la fin de notre voyage, il nous aidera à distance en se renseignant sur les horaires de bus, et en trouvant quelqu’un pour nous emmener à Jaitapur depuis Ratnagiri, la ville la plus proche. Sur notre chemin vers cette ville, il nous conseille de nous arrêter à Devgad, un village où se trouvent plusieurs éoliennes. Spécificité : elles sont à l’abandon depuis plusieurs années.

Arrivés quelques jours plus tard sur les lieux, nous ne pouvons que constater un spectacle de désolation : certaines éoliennes ont la tête penchées, ou des pales arrachées. Le gouvernement semble délaisser cette source d’énergie. Pourtant, les coupures de courant sont régulières dans ce village. C’est l’occasion rêvée pour montrer le rôle des autorités dans la promotion du nucléaire !

5 avril 2012 : Enfin, nous allons à Nate, le village de pêcheurs d’où est partie la contestation, situé en face de Jaitapur. Après l’expulsion du pays d’un Allemand accusé de financer le mouvement anti-nucléaire de Kudankoolam, nous avions décidé d’aller sur le site à la fin du voyage, et d’y faire un séjour express. En cas d’expulsion, il fallait mettre notre matériel et tout ce que nous avions déjà recueilli à l’abri. L’Allemand n’a jamais récupéré son ordinateur…

Donc, nous avons d’abord déposé notre matériel et nos sacs dans un lieu sûr, du moins nous l’espérions… Tongs et iPhone : si jamais les policiers nous interrogent, nous répondrons que nous sommes de simples touristes, qui visitent la Konkan Cost. Finalement, la prudence paie : aucun uniforme en vue dans le village. Les policiers sont à l’entrée, et contrôlent le plateau choisi pour implanter les futurs EPR. Dans l’enceinte de Nate, les habitants font la loi.

Majid, un des pêcheurs, sera notre ange gardien pendant notre séjour : «  On sait que vous prenez des risques pour venir jusqu’ici, et ça nous touche que vous vouliez raconter notre histoire ». Les pêcheurs se sont donc rendus très disponibles, et nous avons réussi à récolter tout ce que nous voulions sur place, en 24 heures.

9 avril 2012 : Revenus sans encombre à Bombay, nous prenons l’avion du retour. Une fois à Paris, il nous reste le montage du documentaire à faire, version web, télé, et radio ! Nous devons également continuer à démarcher les boîtes de productions et les diffuseurs susceptibles d’être intéressés par Are Vah !.

Prochaines nouvelles après – ou pendant – le montage !

Sarah Irion

Journal de bord #2

Publié le 8 mars 2012 par le Blog documentaire.

 

4 mars 2012

Il y a un peu moins d’un mois, le 12 février, notre avion se posait sur le tarmac de l’aéroport de Mumbai, Maharashtra, Inde. Mumbai est le nouveau nom de Bombay. Changement radical de température : Paris grelottait sous la barre du zéro quand nous sommes partis, il fait 35 degrés a Bombay. Nous sommes partis soulagés : la collecte lancée sur Kisskissbankbank a réussi.

Et aujourd’hui, nous en sommes a déjà 4.250 kilomètres parcourus en Inde ! Les interviews avancent, et nous nous déplaçons beaucoup… Encore 4.000 kilomètres a parcourir !

Nous avons passé la première semaine dans l’État de Goa. De là-bas, nous avions un meilleur accès à Internet, et nous étions plus tranquilles pour retravailler sur notre synopsis, et les formes possibles du webdocumentaire. Les contacts ont été assez longs a mettre en place, les gens répondaient lentement à nos mails. Certains, plus proches de Jaitapur, sont difficiles à joindre par téléphone, car sur écoute. Nous devons donc être prudents.

Puis, les contacts se sont débloqués peu a peu. Nous sommes rentrés a Mumbai. Là, énorme chance : on nous informe d’une conférence sur les énergies renouvelables qui se déroulera a New Delhi. L’occasion rêvée pour rencontrer des tas de gens spécialisés sur le nucléaire, et sur le cas Jaitapur.

Are Vah ! — Micha Patault (2012)

Bombay-New Delhi : 24 heures de train. On traverse le désert du Rajasthan, qu’on admire penchés à la porte du train. Les trajets sont a prendre en compte dans notre planning : les distances sont longues, et les voyages aussi… De plus, il n’y a pas toujours de places, et nous avons du mal à prévoir un calendrier au long terme.

Nous restons trois jours a Delhi, puis filons a Bhopal, capitale du Madhya Pradesh. Ville tristement célèbre depuis 1984, lorsque l’usine de pesticides Union Carbide a explosé, libérant 40 tonnes d’un gaz mortel. Nous allons retrouver le protagoniste du documentaire. Mais le lendemain de notre discussion avec lui, 6 heures du matin, texto : il renonce, trouvant le fait de nous accompagner trop risqué.

Déception… Cependant, il ne faut pas se laisser abattre, nous reprenons aussi nos schémas, afin de raconter l’histoire autrement. Une autre difficulté, dont nous savons l’existence depuis longtemps, nous accompagne : comment photographier un site où il n’y a rien de construit pour le moment ? C’est un défi a relever.

Are Vah – © Micha Patault (2012)

Cependant, le fait d’être deux, et le nombre de kissbankers qui soutiennent Are Vah ! nous aident a garder le moral. Le titre du documentaire est très apprecié par les Indiens, ça les fait beaucoup rire.

Nous revoici à Bombay, pour trois jours. Il nous reste environ 4.000 kilomètres a parcourir, en direction de Hyderabad (Andhra Pradesh), Visakhapatnam, Surat (Gujarat), et Jaitapur. Nous préférons y aller la dernière semaine, car c’est le terrain le plus risqué. Nous envisageons aussi de rester une semaine de plus en Inde, car nous ne pensions pas autant bouger dans le pays.

Aussi, si le « journal de bord » ne rentre pas vraiment dans tous les détails, c’est pour préserver des informations confidentielles pour le moment. Vous en saurez plus a notre retour !

Sarah Irion